Le professeur Jean-Jacques Muyembe a affirmé qu’aucun vaccin spécifique n’est encore disponible contre l’épidémie d’Ebola en cours en République démocratique du Congo, tout en évoquant une possible protection croisée. Le ministre de la Santé a assuré qu’aucun confinement ni fermeture des frontières n’a été décidé dans le cadre de la riposte sanitaire. Les autorités poursuivent les actions de surveillance, de sensibilisation et de prise en charge pour limiter la propagation de l’épidémie.
L’épidémie d’Ebola progresse en Ituri avec 246 cas suspects et 80 décès déjà enregistrés. L’Organisation mondiale de la santé et l’Institut national de recherche biomédicale confirment la présence de la souche Bundibugyo dans plusieurs zones touchées. Les autorités sanitaires ont renforcé la riposte pour limiter la propagation et protéger la population.
À Walikale, l’accès aux soins de santé reste difficile en raison du manque de transport et du mauvais état des routes, obligeant les habitants à parcourir de longues distances à pied. Cette situation affecte gravement la santé des populations, notamment des enfants, avec 2 741 cas de malnutrition pris en charge en 2025 selon Médecins Sans Frontières. Face à ces défis sécuritaires et logistiques, les acteurs humanitaires appellent à renforcer les infrastructures pour améliorer l’accès aux soins.
La République démocratique du Congo a annoncé la fin de l’épidémie de Mpox comme urgence nationale de santé publique, grâce à une réponse coordonnée et efficace. Le gouvernement a réussi à maîtriser la propagation du virus tout en optimisant les ressources financières, avec un coût bien inférieur à celui d’autres épidémies comme Ebola. Désormais, les efforts se concentreront sur la surveillance et la prévention pour éviter une résurgence de la maladie.
Plus de 45 000 enfants ont été vaccinés contre la rougeole au Sud-Ubangi par MSF entre le 23 février et le 9 mars 2026, dans le cadre d’une riposte à l’épidémie. L’intervention a ciblé les enfants de 6 mois à 9 ans dans plusieurs zones de santé, ainsi que des milliers de réfugiés centrafricains. Cette campagne met en lumière l’urgence de renforcer la couverture vaccinale dans une région frontalière vulnérable aux flambées épidémiques.
La dégradation de la route Walikale–Itebero, au Nord-Kivu, limite fortement l’accès aux soins pour des milliers de familles contraintes de marcher sur de longues distances. Selon Médecins Sans Frontières, cette situation complique l’acheminement des médicaments et le déploiement du personnel médical. En 2025, MSF a pris en charge 2 741 enfants malnutris à Walikale, révélant l’ampleur des besoins humanitaires dans la zone.