Le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo , a interdit l’utilisation d’escortes par des personnes non autorisées sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision fait suite à de nombreuses observations d’abus, où des civils ou acteurs non éligibles se servaient d’escortes militaires ou policières pour circuler avec sirènes, gyrophares et autres privilèges normalement réservés aux autorités habilitées.

Cette instruction, transmise à toutes les structures de la Police Nationale Congolaise (PNC) et forces de sécurité, marque un tournant important dans la lutte contre l’anarchie sécuritaire souvent observée sur les routes. Le document exige que tout contrevenant soit interpellé sans exception, insistant sur une application stricte des mesures en attendant l’adoption d’un cadre juridique plus clair. Le recours injustifié aux escortes était devenu un symbole de privilège illégal, sapant l’autorité de l’État et alimentant le désordre dans la gestion de la circulation et de la sécurité.

L’analyse de cette décision montre une volonté politique affirmée de rétablir l’ordre et de lutter contre l’impunité dans les institutions. En ciblant ces abus, le gouvernement cherche à promouvoir une image d’équité, à renforcer la discipline dans les forces de l’ordre et à rappeler que le respect des règles s’impose à tous, quelles que soient les fonctions. Cette rigueur est également un signal fort à l’approche des réformes en matière de gouvernance sécuritaire.



La rédaction